Lundi 21 mai 2012
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C'est en 1981 que pour la
première fois j'entends parler du CUARH : à l'occasion des élections présidentielles, un journaliste de la télé annonce une liste d'associations appelant à voter Mitterrand, parmi lesquelles il
cite :le CUARH, c'est-à-dire le Comité d'Urgence Anti-Répression Homosexuelle ! Rien que ça ! A ce moment j'ai appris l'existence de groupes organisés et je me suis dit : et beh tu vas
pouvoir relever la tête ! RE-VO-LU-TION ! La révolution gay est en marche ! Oui je sais à c't âge on est naïf et puis pour la première fois je pouvais entendre parler d'un truc de pédé qui
n'était pas de l'ordre du sarcasme ou de la caricature, ni dévolarisant, ni moralisateur !
Ce CUARH est né en 1979 du regroupement de plusieurs assoces militantes, les GLH (Groupes de Libération Homosexuelle ! RE-VO-LU-TIO-NNAIRE on a dit !). David et
Jonathan, le Mouvement d'Information et d'Expression des Lesbiennes entre autres...
A l'époque les discriminations étaient encore grandes sur le plan pénal, et le CUARH réclamait plus de justice pour les zhomos ! Et c'est pourquoi l'assoce appelait
à voter Mitterrand qui avait, au lendemain d'une manif de 10 000 personnes le 4 avril 1981 à Paris, confirmé son intention d'abolir l'alinéa 2 de l'article 330 du Code Pénal qui discriminait
l'âge de consentement sexuel, en défaveur de nous-mêmes bien entendu. Une lettre de Mitterrand avait même été lue un soir au public du Palace par l'écrivain Yves Navarre, et on a su bien après
que cette lettre était un FAUX !
L'engagement de campagne sera néanmoins tenu.
Une deuxième marche est organisée par le même CUARH en 1982 dans les rues de Paris (voir photo), ancêtre des "Gay Prides" en France.
Le CUARH disparait en 1987 : pendant 7 années il a fait paraître un mensuel, "Homophonies", vendu en kiosque sur toute la France à partir de 1983 et que j'ai
eu l'occasion de lire en parallèle avec le désormais célèbre Gai-Pied !
La révolution était en marche mes frères !
Par Céledgé
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Jeudi 17 mai 2012
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Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République face à Valéry Giscard d'Estaing, avec 51,76% des suffrages. Il désigne Pierre Mauroy Premier
ministre et le charge de s'occuper de la campagne législative pour assurer au parti socialiste une large majorité. Finalement, la vague rose inonde la France en juin 1981, au-delà de toute
espérance. Pierre Mauroy forme son deuxième gouvernement et fait appel à quatre communistes. Encore une fois, le Président marque sa volonté de former une gauche unie.
A l'Elysée, François Mitterrand constitue sa garde rapprochée : Jacques Attali, son plus proche conseiller, Jean-Louis Bianco, Hubert Védrine, conseiller
diplomatique, Christian Sautaire, conseiller économique, Elisabeth Guigou, conseillère pour les finances extérieures, Michel Charras, conseiller pour les affaires institutionnelles, Jean Glavany,
chef de cabinet et François de Grossouvre des services secrets. Mais François Mitterrand refuse l'idée de posséder un cabinet présidentiel, pour élaborer des réunions avec ses collaborateurs.
Pour lui, les conseillers n'ont pas de légitimité politique mais sont très importants parce qu'ils lui apportent des réflexions. Ils ne doivent pas constituer une sorte d'organe délibérant. Ce
sont aux élus et au gouvernement de prendre des décisions pour l'Etat. Le Président travaille en étroite collaboration avec ses conseillers mais ne leur donne jamais tous les fils d'un dossier,
conservant ainsi une certaine discrétion.
Pendant deux ans, François Mitterrand va bénéficier d'un Etat de grâce dans l'opinion qui va lui permettre de mettre en oeuvre les réformes les plus emblématiques
de son programme.
Par Céledgé
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Lundi 7 mai 2012
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19:33
Débat du 5 mai 1981 : la revanche Mitterrand/Giscard d'Estaing
Le deuxième débat de l'histoire de la Ve République entre les deux finalistes pour l'élection présidentielle est une sorte de revanche. On résume souvent ce débat
à cette phrase de François Mitterrand :"Vous reprenez le refrain de l'homme du passé, c'est quand même ennuyeux, que vous dans l'intervalle, vous soyez devenu l'homme du passif
.
Mais on oublie les premières minutes du débat qui ressemblent à un remake de 1974. Giscard d'Estaing prend la parole pour demander à Mitterrand avec quelle
majorité il compte gouverner. Mais cette fois-ci, Mitterrand ne se laisse pas faire et enchaîne une série de citations assassines de Jacques Chirac contre Valéry Giscard d'Estaing. La réplique
était préparée et avait pour but de montrer que la majorité de Giscard d'Estaing n'était pas aussi solide qu'il voulait le dire.
Au lendemain du débat, la position de Giscard d'Estaing apparaît toujours aussi fragile. En 1974, l'élection s'était jouée à 424 000 voix près. Cette fois-ci,
François Mitterrand est convaincu de sa victoire.
Par Céledgé
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Dimanche 6 mai 2012
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20:50
La campagne électorale de 1981
Lors de la campagne présidentielle de 1981, quatre principaux candidats s'affrontent. Deux candidats de droite avec Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac
et deux candidats de gauche avec François Mitterrand et Georges Marchais. La campagne a été marquée par cette double bataille : la majorité sortante est très divisée et les hostilités à
gauche sont bien plus fortes que prévu. Au sein de leur propre camp, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand ont dû batailler dur.
Le principal thème de la campagne fut l'emploi. Chacun a fait des promesses très précises : Giscard promettait de créer 1 million d'emplois d'ici à 1985, Chirac
500 000 emplois en période de croissance, et François Mitterrand 210 000 par an dont 150 000 dans le secteur public.
Les sondages ont rythmé la campagne. Valéry Giscard d'Estaing, parti de 34% d'intentions de vote en décembre 1980 n'a cessé de baisser pour finir à 26,5% un mois
avant le scrutin. En revanche, François Mitterrand n'a cessé d'augmenter dans les sondages : il est passé de 21% d'intentions de vote en décembre 1980 à 24% en avril 1981. A deux semaines du
scrutin, Giscard d'Estaing conservait donc une légère avance sur Mitterrand, comme en 1974.
Au soir du premier tour, Valéry Giscard d'Estaing arrive en première position mais d'une courte tête avec 28,31% des voix contre 25,84% pour François Mitterrand.
Le président sortant a perdu 4 points par rapport à 1974. Deuxième surprise : le score du Parti Communiste est le plus faible de son histoire, avec moins de 16% des voix pour Georges Marchais
(*)
La configuration du second tour est donc la suivante : la position de Giscard d'Estaing est plus fragile que prévu et les reports de voix à droite vont s'avérer
compliqués, Chirac jouant en secret la victoire de Mitterrand pour devenir le leader de l'opposition de droite et écarter définitivement Giscard d'Estaing de sa route. A gauche, la
contre-performance du Parti Communiste vient balayer les critiques sur la « menace communiste » en cas de victoire de François Mitterrand.
(*) Conséquences du "vote utile" : beaucoup de sympathisants du PC ont voté Mitterrand dès le premier tour.
Par Céledgé
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Lundi 12 mars 2012
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09:33
Les Monty Pythons sont à l'humour anglais ce qui furent les Beatles à la musique. Ces six acolytes vont sévir dans une émission à sketches concoctée par eux
et diffusés sur la BBC de 1969 à 1974 sous le titre "The Monty Pythons Flying Circus", qui connut un succès populaire formidable, au Royaume-Uni et au-delà. Les Monty Pythons s'appuient sur un
humour absurde pour détricoter les arcanes de notre conscience collective ! Ce qui n'a rien de comparable avec un Benny Hills qui ne relévera le flambeau à la BBC que par la facilité et la
vulgarité.
Les Monty Pyhons se retirent ensuite de la télé pour enchaîner des projets cinématographiques. En fait, il y en eut trois : "Sacré Graal", "La Vie de Brian" et "Le
Sens de la Vie", tous émaillés de ce même sens de l'absurde et de la dérision. "La Vie de Brian" que l'on peut considérer comme un pamphlet des systèmes religieux fut d'aiileurs censuré dans de
nombreux pays tels que l'Irlande ou l'Italie.
Au milieu des années 80, les six compagnons se séparent pour mener chacun une carrière à la télévision ou au cinéma, en tant qu'acteurs ou réalisateurs, et souvent
en collaboration les uns avec les autres. Parmi leurs oeuvres post-Monty Pythons, il convient de citer Brazil réalisé par Terry Gilliam en 1985, Un poisson nommé Wanda en
1988 joué par John Cleese et Michaël Palin, Les Aventures du Baron de Münchhausen en 1989 par Terry Gilliam avec Eric Idle.
Une scène iconoclaste du film "La Vie de Brian"
Par Céledgé
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